Nouvelle-Zélande, 2011, scénario idéal
Jamais, jamais aucun joueur français n’a tenu entre ses mains la coupe Webb Ellis. Certains en sont déjà passés tout près... Certains y ont tellement cru qu’ils se sont brûlés les ailes. Ce qui en ressort le plus souvent c’est que le XV de France offre à son pays, en période de coupe du monde, une soirée vitrine du rugby pour les ignorants et inoubliables pour les connaisseurs. En 1999, l’essai génialissime et culotté de Dominici, crinière au vent, qui traversa le terrain et profita d’un rebond magique, est encore ancré dans les mémoires. Plus récemment, l’essai de la victoire. Michalak, demi d’ouverture sur le terrain depuis à peine deux minutes : extraordinaire intrusion dans les 22 adverses puis passe admirable à Jauzion qui n’eut plus qu’à aplatir. Le plus incroyable est que ces deux matchs se sont conclus par deux victoires... deux victoires contre les Blacks. Malheureusement, se sont des jours de gloire qui restent sans lendemain.
Seulement cette fois doit être différente. La coupe se joue en Nouvelle-Zélande ! En plus, à cause d’une tournée d’été 2008 en Australie du « tonnerre », la France se retrouve dans la poule des All Blacks. Certains râlent... Mais pour être champion, il faudra battre tout le monde.
Si aucune des équipes de la poule ne crée de surprise, le XV de France devrait timidement sortir à la seconde place. Là, le chemin est encore long et périlleux. Mais si l’équipe de France arrive au bout, c'est-à-dire en finale, il y a beaucoup de chance que cela soit contre les Blacks.
Imaginez l’Eden Park prêt à craquer où seulement quelques tâches bleues trouent la noirceur des gradins. Imaginez les chants des spectateurs pendant le haka, imaginez toute une nation qui se lève et hurle pour son équipe, crainte de tous, la meilleure du monde. Des monstres maoris, les yeux exorbités qui sont désormais habités par l’esprit guerrier de leurs ancêtres. Face à ces montagnes, les Français, qui visiblement ne rivalisent pas au niveau des gabarits mais qui ne sont pas moins déterminés. Même s’ils n’ont pas de cri de guerre, même si ceux qui les supportent sont loin, même si personnes ne donne très cher de leur peau, ils iront jusqu’au bout. Pendant le haka, comme si ça leur portait chance, la ligne française bras dessus bras dessous, plus soudée que jamais, se rapprochera de ces simples « kiwis ». Les yeux dans les yeux le combat aura déjà commencé. Désormais pétrifiés d’excitation les équipes se mettront en place. L’arbitre s’avancera et sifflera. Une nouvelle page de l’Histoire du rugby s’écrira. Espérons que le point final sera bleu...
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| Pour l'éternite ? (source) |

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